lundi 18 juin 2012

Photos de l'assemblée génerale du 15 juin 2012

L’assemblée Générale Ordinaire de l’association Chambéry-Ouahigouya s’est déroulée le vendredi 15 Juin 2012 à la Salle Municipale de la Bisseraine. L’ensemble des activités menées dans le cadre de la Coopération décentralisée de la Ville de Chambéry avec la Ville de Ouahigouya (Burkina Faso) ont été présenté. Les élections du nouveau conseil d’administration ont eu lieu.
 A l’issu de cette rencontre, les membres se sont réunis d’un barbecue convivial.
Le bilan des activités est disponible sur demande.

















mercredi 6 juin 2012

le marché des continents : Rendez vous dans deux ans !

© Gilles Garofolin

C'est un micro-climat qui s'est installé sur le Jardin du verney Vendredi et samedi dernier. "Une fenetre meteo" idéale puisque la pluie orageuse de samedi soir ne s'est mise à tomber qu'une heure apres le dernier spectacle.

Pendant deux jours, le public chambérien s'est complétement approprié son jardin. Près de 10.000 visiteurs se sont retrouvés pour découvrir les 99 associations à vocation internationale (représentants 42 pays) , participer aux 20 concerts et spectacles organisés, écouter les conférenciers de la "tente à palabres" ou encore pour déguster des spécialités du cambodge, des comores, du sénégal, du maroc, d'allemagne, du japon et de bien d'autres contrées... Les associations participantes se sont mobilisées comme jamais pour accueillir les visiteurs.
Près de 5000 personnes se sont regroupés pour participer aux concerts de vendredi et de samedi soir. Nabil Baly Othmani, Soleya, Gadjenko et La Chiva Gantiva ont réussi à captiver l'attention du public et les ont transportés en Colombie, dans le desert sud-algérien, quelque part en Europe de l'Est en passant par l'andalousie.

Rendez vous dans deux ans pour la 17ème édition !
Merci à tous les participants et partenaires et surtout un grand merci au public !

Un partenariat fructueux au profit des populations

1991 – 2012. Cela fait plus de 20 ans que la commune de Ouahigouya est en coopération décentralisée avec Chambéry, une ville du Sud-Est de la France. Un partenariat qui a permis aux deux parties de mieux se connaître pour mieux s’entraider. De nos jours, le chapitre des réalisations vient de s’enrichir avec deux grands projets : un Programme eau au profit des 37 villages de Ouahigouya et l’Appui à la mise en œuvre de la politique culturelle de la commune de Ouahigouya.


« Le problème d’eau est une réalité dans nos villages malgré les efforts de l’Etat et de la commune. Ce nouvel élan de solidarité vient enlever une épine de notre pied. Nous ne tarirons pas d’éloges à l’endroit des généreux donateurs. De nombreuses familles souffrent, surtout les enfants, de maladies diverses d’origine hydriques parce que ayant consommé de l’eau sale » Paroles de Ouédraogo Mariam, au nom de toutes les femmes des 37 villages bénéficiaires du programme du Programme eau. C’était dans le village de Youba, le samedi 25 février 2012, lors du lancement officiel du programme. Ces paroles traduisent toute la réalité des problèmes que rencontrent les populations de la commune dans la quête de l’eau potable. Dans la ville, les robinets sont secs. Aux villages, beaucoup de puits, s’ils n’ont pas encore tari, restent tout de même avares en eau. Le programme Eau de Chambéry est donc la bienvenue. Le premier adjoint au maire de Ouahigouya s’en réjouit : « Premières à se lever et dernières à se coucher, les femmes finissent elles-mêmes par tomber malades. L’apport de Chambéry dans ce programme est vraiment une délivrance ».
Réalisation de forages neufs dans les 37 communes de la ville; organisation de séances d’animation dans les villages ; renforcement de la capacité de maîtrise d’ouvrage communal dans le domaine de l’eau potable. Ce sont là, les principales activités du programme d’approvisionnement en eau potable de la commune de Ouahigouya. Il est également prévu dans sa mise en œuvre des réhabilitations d’anciens forages, la constitution d’associations d’usagés de l’eau (AUE) et la mise en place suivie de la formation d’une équipe d’animation.
La coopération décentralisée Chambéry Ouahigouya est très souvent citée en exemple. Elle est particulièrement dynamique et touche plusieurs domaines socioculturels et économiques à Ouahigouya. Cette amitié entre deux territoires du Nord et du Sud fait parler d’elle à l’internationale à travers le fameux Festival Lafi Bala qui met en lumière les potentialités culturelles du Burkina Faso.

 La commune de Ouahigouya, avec toujours l’accompagnement de Chambéry, a décidé d’instituer une activité culturelle de l’envergure de Lafi Bala : le festival Zoodo. Il est prévu pour se dérouler du 1er au 4 novembre 2012. « L’organisation est participative. Nous avons mobilisé plusieurs sensibilités différentes pour sa réussite. Il s’agit notamment des agents de la ville, des associations, des artistes, les médias, la sécurité, la santé et le ministère de la culture à travers sa direction régionale. En ce moment, les préparatifs vont bon train » relève le 1er adjoint au maire de Ouahigouya avec satisfaction puis de préciser que le projet en pleine élaboration séduit par la richesse des activités prévues au programme. « Le festival Zoodo n’est pas un calque de Lafi-Bala, nous voulons lui donner une identité propre à Ouahigouya. En plus du marché d’expositions d’œuvres d’art, du concert géant, les animations en plein air, les arbres à palabres, la buvette, le maquis, nous comptons inclure une excursion touristique, une compétition culturelle et sportive avec les scolaires ». Seulement, des difficultés ne manquent pas. « Nous ne sommes pas habitués à des organisations de festivals. Il y a un certain nombre de fonctions qui devront être confiées à des spécialistes, dans l’organisation » explique Issiaka Sawadogo, Coordonnateur de l’association Chambéry – Ouahigouya.

David-Hiver Ouédraogo ( chargé de communication de la ville de Ouahigouya)

mardi 29 mai 2012

les retours du we S’ouvrir au monde - Préparation à la rencontre solidaire : week-end Jeunes


"Au début de ce weekend, nous ne savions pas à quoi nous attendre. Ces deux jours se sont finalement révélés très enrichissant pour nous.
A travers les différentes activités, nous avons pu nous remettre en cause, mieux appréhender nos craintes et nos peurs et prendre conscience de nos préjugés. Les échanges avec les autres groupes, dans une ambiance toujours excellente, et les temps de pause ont fait évoluer notre approche du projet de départ.
Un grand bravo et merci aux animateurs ainsi qu'aux intervenants pour l'animation et l'ambiance."
Cordialement
Manoël Devis, Marie Nénert, Emeline Fonteneau

  ‎"Un weekend permettant de se plonger dans son projet et d'en découvrir d'autres. Une préparation au départ instructive et sympathique." Voili pour moi !

Marc-Antoine


 ‎"J'ai adoré ce week-end que je juge indispensable pour les voyages de jeunes dans un contexte de solidarité. C'était vraiment génial, l'ambiance était tout à fait conviviale. On s'est fondu dans notre projet tout en en découvrant d'autres, ce qui nous donne envie de partir et de voyager. Merci aux animateurs !"
Laure-Anne

‎"Le week end était super, l'ambiance aussi. J'ai vraiment passé un super bon moment. La préparation aux voyages était très instructive et m'a permi de prendre conscience d'un tas de truc. Résultat : j'ai encore plus envie de partir !"
Cerise 

Le week-end s'ouvrir au Monde a vraiment été un moment génial pour moi : j'ai appris pleins de choses, fait des rencontres et il y avait une super ambiance ! J'espère avoir l'occasion d'y retourner. De plus, il m'a donné des idées pour mon métier plus tard, car ce week end m'a donné envie de travailler dans l'humanitaire, la solidarité internationnale et de faire des voyages. Le jeu que j'ai préféré, c'est le débat mouvent : j'ai trouvé les questions super intéressantes et le débat passionnant ! J'espère que vous referez ce jeu la prochaine fois ! :)
Jeanne

mardi 22 mai 2012

Projet jeune : des nouvelles de Margaux (3)


Ca fait un peu plus d'un mois que je suis là et je commence à m'habituer petit à petit à la vie d'ici. Je commence à ne plus voir la différence de peau, appart quand je vois les autres françaises ou je me dis "Wouhaaa, elles sont éblouissantes", surtout quand elle vienne d'arriver sur le sol Burkinabé. Dans mes débuts dans la rue, sur la moto, aux maquis, au marché ect… j’étais flattée quand les enfants me faisaient des signes, qu’on me saluait élégamment quoi quoi quoi. Ensuite, au bout de 2-3 semaines ca m’à énervé. Je voulais m’intégrer et sa me rappelait que je suis toujours une étrangère, une nassara. Pis bon, à chaque fois répondre, faire des sourires…toute la journée ca comment à faire beaucoup. Le temps passe, je commence à y prêter moins d’attention et inversement, j’ai l’impression qu’on me regarde moins, qu’on me salue moins. Lorsque ses situations se présentent, je réponds simplement ou je laisse passer. Enfin voilà, une évolution quoi:-)
 
Au début, certaines choses me choquaient comme l'absence de poubelle et lorsque tu veux jeter quelque chose, c'est à même le sol. Les premières fois, je gardais tout dans mon sac, je me faisais des poubelles dans ma chambre chez tanti. Impossible de jeter par terre. Blocage psychologique. Mais bon, petit à petit je commence à prendre cette habitude et je le fais sans trop culpabiliser.
Ici, c'est par terre la poubelle et comparé à ce qu'on pense, on marche rarement pied nu, c'est toujours avec des tongs car le sol est considéré comme sale et il l’est vraiment.
 
Aujourd’hui il m’est arrivé une histoire imprévue et je souhaitais vous la faire partager. Vous savez, la mama qui est sourde, elle est venue faire un contrôle à son bébé à la clinique. On se salue, je me pose à côté d’elle, avec le temps je me suis un peu habitué à se manière de s’exprimer et on commence à papotter. Elle m’explique qu’elle est venue ce matin à pied et qu’elle va bientôt rentrer à son village qui se situe à 10km comme ça de Ouahigouya. Il ne faut pas oublié que la grossesse de cette mama est à terme. Pour moi c’était inconcevable de la laisser partir à pied « ici c’est comme çà, les femmes ont l’habitude ». Je lui ai proposé de la remorquer sur ma moto. Il était 11h  quand on à quitté la clinique et dès la sortie, elle me demande de s’arrêter et elle se dirige vers un garage vélo. Elle revient elle le sien ; je ne comprenais pas. Après une discussion, j’ai plus ou moins apprit qu’elle était venue avec mais qu’elle était tombé et que maintenant son vélo était gâté et qu’elle devait marcher à côté. Je ne savais plus quoi faire. On commence à monter à deux sur ma moto pendant qu’elle tenait le vélo. Au bout de 100 mètres on se rend bien compte que ce n’est pas possible et qu’à chaque accélération ou ralentissement on risque de tomber. Du coup, elle décide de reposer le vélo au garage et elle viendra le rechercher à la prochaine consultation. Petite info entre parenthèse, à côté du réparateur, il y a le boutiquier. Je viens régulièrement là-bas acheter des sachets d’eau, des galettes, discuter, rigoler, passe un moment. Pour en revenir à mon histoire, quand on était au niveau du garage, le fils de la boutiquière vient vers moi et se propose de nous accompagner. Tous, ils voyaient bien qu’on n’arrivait pas à partir sereinement. Faisal, c’est son nom. Il s’est proposé de prendre le vélo pendant que je remorquais mariam et de nous rejoindre au village. Ainsi, on est parti et on a rejoint le gourdon. Enfin, pas très longtemps car rapidement la route se transforme en piste rouge. C’est une voie en gravier avec plus ou mois de bosse ou de creux. A peine 1km passé que le désert s’installe tout autour de nous. Il n’y a rien appart le sol sec, des arbres très fin et très bas à un intervalle de plusieurs mètres. Seul le chemin nous indique que la vie ne se situe pas très loin. Après une demi-heure de piste rouge, elle me dit de tourner à droite, là ou il n’y a vraiment rien. Seulement 2-3 marques de vélo ou de moto nous indiquent le chemin à prendre et on continue tout droit.
Toujours tout droit. On avance et je n’aperçois aucun village, rien que le désert…Si quelque chose devait nous arriver à ce moment là...on serait vraiment mal. Après un certain temps, on arrive dans son village, on descend de la moto et les salutations commencent. A peine quelques minutes passé que nous sommes entourés par des enfants. Certains ont peur, d'autre vienne me toucher. Les mama viennent me saluer, me parler en morré.... Bon, on n’est jamais trop à l'aise dans ce genre de situation. Chacun se fait les salutations, on attend un peu, on s'assoit boire un peu d'eau, on remercie en saluant une deuxième fois et entre tout ça tu souris un peu gêné. On est parti un peu plus loin retrouver Faisal et nous sommes rentré en moto à Ouahigouya. Sur la route, il m'avoue qu'il n'avait jamais parcouru un si long trajet en vélo. Pour le remercier, je l'invite à manger. Il me raconte un peu sa vie. Il a 17ans et fréquente la classe de 5ème. Quand il était jeune, il habitait chez son oncle et il travaillait comme mécano pour une comagnie de bus. Au bout d'un certain temps, il retourne chez sa mère à Ouahigouya pour fréquenter l'école. Là, il est sur un projet pour travailler comme contrôleur de ticket dans un bus en Côte d'Ivoir. Il avait l'air content quand il me racontait cette nouvelle alors on va espérer que ça va marcher. 

(...)
 
Au travail, ça se passe très bien. Je suis toujours en pédiatrie, je donne un coup de main sans avoir la responsabilité de l'infirmière. Avec l'équipe c'est super. On discute beaucoup, on se fait les blagues...bon, on parle aussi travail. Hier après-midi, il faisait chaud, on transpirait sur place mais ca restait supportable grâce au petit vent. Un collègue me dit qu'il fait 45°... Aujourd’hui, je suis partie rendre visite au responsable de l'association Chambé-Ouahi. Il y avait la clim dans son bureau, il faisait frai et j'avais un peu froid. Je regarde le thermomètre et j'aperçois 29°. Yeah, quand je vais rentrer en France, je risque d'attraper un rhume.
 
 
Voilà quelques nouvelles d'ici .
 
 
Margaux