mardi 3 juillet 2012

Voyage de la délégation du Lycée Municipal à Chambéry

Le mercredi 16 mai 2012 s’est tenue dans la salle des professeurs du lycée municipal de
Ouahigouya, sous la présidence de Monsieur le Proviseur, TANDIA Aboubakar, une rencontre sur
le bilan du voyage à Chambéry.
A propos du compte rendu du voyage à Chambéry, le proviseur a pris la parole pour d’abord remercier le personnel présent. Ensuite il a rappelé les objectifs et les finalités de la coopération entre le Lycée Vaugelas et le Lycée Municipal de Ouahigouya. Abordant le séjour à Chambéry, monsieur le proviseur a dit que le voyage s’est déroulé en trois phases :
- la phase administrative ;
- la phase pédagogique ;
- et la phase culturelle et des loisirs.

- Sur le plan administratif il y a eu la signature de la convention par les proviseurs du Lycée Vaugelas de Chambéry et du Lycée Municipal de Ouahigouya en présence des autorités communales de la ville de Chambéry et des représentants des enseignants. Après la signature, Monsieur Jean-François Arragain,
proviseur du Lycée Vaugelas, a présenté le système scolaire français. On retient de cette présentation qu’à quelques détails près le système français et le système burkinabé sont semblables. Ensuite, une visite guidée par le proviseur du lycée Vaugelas est effectuée. C’est un lycée établi par les jésuites au 16ème siècle et qui a connu plusieurs dénominations : collège des Jésuites, puis lycée impérial en 1850 et enfin Lycée Vaugelas en 1966. Le lycée a connu aussi plusieurs réhabilitations dont la dernière, achevée en 2011 a couté la bagatelle de 25,4 millions d’euros soit près de 16,5 milliards de francs CFA.  En plus de ses innombrables salles de cours et de laboratoires bien équipés, le lycée comporte aussi une grande bibliothèque (CDI), une salle de présentation artistique un gymnase et une cantine scolaire.
Plus de 130 professeurs enseignent environ 1200 élèves.
L’administration bien étoffée en personnel est composé d’un provisorat, d’un provisorat adjoint (notre censorat), d’une intendance et d’un conseiller pédagogique d’éducation (CPE) ainsi que des nombreux personnels de soutien.

- Sur le plan pédagogique, les visites des classes et des travaux pratiques ont permis de relever que l’équipement en matériels modernes des salles des classes et des laboratoires, ainsi que des effectifs très peu élevés (35 élèves par classe) permettent l’application de la méthode participative d’enseignement.

- Sur le plan culturel et des loisirs, la délégation a visité les Charmettes (maison où a vécu J. J. Rousseau), et a pu voir une représentation théâtrale de Tartuffe de Molière, a participé aux nombreuses conférences débats et à une projection de film en 3D. D’autres activités culturelles et récréatives, comme la visite à la CDDP, à la médiathèque, au musée des beauxarts, au centre de tri, etc. ont ponctué le programme de visite de la délégation.

Pour terminer, Monsieur le Proviseur a demandé à tous les professeurs du Lycée Municipal de se tenir prêts pour réserver un accueil à la hauteur de l’accueil que l’ensemble des enseignants de Vaugelas ainsi que l’administration leur ont réservé. Car une délégation d’élèves et de professeurs viendront à Ouahigouya au mois de novembre 2012.
Cet appel de Monsieur le proviseur a été appuyé par Monsieur Drabo Salia représentant des professeurs du Lycée Municipal de Ouahigouya.

Aboubakar Tandia, Proviseur du Lycée Municipal

L’art de la causerie

« Voilà une bonne causerie » dit M Drabo. Et aussitôt opère la magie du mot juste. Car ce que nous avons pratiqué avec M Tandia et M Drabo, quand nous ne parlions pas « technique », c'est à dire pédagogie, ce n'est pas la discussion à bâtons rompus, un peu futile, ni au contraire l'enquête, un peu rigide et forcément - comme son nom l'indique - un peu inquisitrice. Non, l'art que nous avons pratiqué grâce à M Tandia et M Drabo allie la fantaisie de l'échange impromptu au constant désir de découvrir l'autre. Nous avons pratiqué l'art de la causerie. Tout s'y prête : une traversée de Chambéry vers 21 heures suscite l'étonnement de nos hôtes sur les rues désertes - mais que faire dans une petite ville d'Europe après 21 heures dans la rue ? - ma réaction aux prénoms des enfants de M Drabo entraîne un échange sur l'absence de clivages entre fêtes musulmanes et fêtes catholiques au Burkina ; une remarque en salle des profs sur l'actualité fait naître un échange sur le caractère concevable ou pas du mariage homosexuel (ah les yeux ronds de M Drabo...) ; mon admiration un peu convenue pour la probable discipline des élèves de Ouahigouya occasionne des révélations sur leur capacité à imposer un rapport de force... Adieux tabous et clichés, fondus dans le doux creuset de la causerie. Car jamais, j'ose le croire, nous n'avons heurté la pudeur de l'autre. Je ne paraphraserais pas ridiculement Rousseau en disant que « nous disions ce que nous dictaient nos coeurs ». Mais je dirais qu'une franchise confiante naissait d'entendre l'autre parler autrement la même langue, faisait confiance autrement à la même
langue. Mais assez causé ; il y a des scènes qui se passent de commentaire. Par exemple le flegme malicieux de M Le Proviseur Aboubakar Tandia sur un terrain de volley !
Serge Piaton, professeur de Lettres Modernes lycée Vaugelas

lundi 2 juillet 2012

Projet jeune : des nouvelles de Margaux (4)


Le vendredi soir, je suis partie à Arbole pour rejoindre mon ami Wily et les enfants. Dans le bus, avec Michèle on était trop fatigué mais on n’a pas pu s'empêcher de parler, de se raconter nos histoires... Tellement qu'on discutait et qu'on rigolait, je pensais avoir loupé l'arrêt. On a fini juste à l'entrée du village et Wily est venu me chercher. Je suis restée avec les enfants du centre. Yeah, ils étaient vraiment chouette, j'avais l'impression que ca leur faisait vraiment plaisir de me voir içi. Durant l'après midi, ils se sont teint les cheveux en noir et un des enfant avait du produit partout sur le visage. Je l'ai aidé à se rincer et un autre est venu me demander que je lui teigne les cheveux. Yeah, il n'avait pas peur. J'avais l'impression que ce qu'ils voulaient indirectement, c'était qu'une fille s'occupe d'eux. Ici ce n’est pas facile, les enfants sont éduqués à la vie dure. Un peu de tendresse? Pourquoi faire? Ca ne fait pas avancer le travail dans le champ. En tout cas, on a bien rigolé. Après quoi, on est parti au village chercher des condiments pour préparer un bon riz gras. Le soir, on s'est rendu dans un village voisin pour un bal poussiéreux. Là vraiment il y avait trop d'enfant et à peine arrivée un groupe se formait déjà devant moi. Tout le monde était tourné sur ma direction et personne ne parlait. Je change de place, je vais dire bonjour à des amis à Wily et automatiquement un autre groupe de forme. Je me suis sentie vraiment oppressé. Au moment de rentrer sur la piste, on s'est fait encerclé par eux. Ils commençaient à devenir de plus en plus nombreux et à se rapprocher de plus en plus. Je commençais à me sentir mal, ça avait dépassé le stade de mal à l'aise. Là c'était paniquant... Heureusement que Wily était là, on en rigolait même si c'était nerveux. Au bout d'un moment, je suis rentrée dans leur jeux et quand un groupe me fixait; je m'avançais très près d'eux, je les fixais et j'attendais. Certains se retournaient, d'autre partaient et quelque uns fuyaient. On rigolait bien en tout cas. On en a tiré la conclusion suivante :"Quand quelque chose te fait peur, il ne faut pas fuir mais aller à sa rencontre." Le soir même, sur la route je demande à Wily s’il a déjà rencontré un doso (un chasseur, un sorcier). Il me dit que oui et on commence à en parler. J'étais captivée, je voulais en savoir plus, comprendre, apprendre de toutes ses histoires qu'on raconte. Il me propose donc d'aller en rencontrer un le lendemain. On est parti lui rendre visite, on a discuté avec lui et au bout d'un moment il a souhaité exercer un rituel pour réaliser un de nos souhait. Est-ce que ca marche? Içi les gens sont mitigés. Certains y croient, d'autre pas et plusieurs personnes disent qu'il faut y croire pour que ca marche. Il m'a dit que j'avais le coeur bon, que c'est pour cette raison que ca va marcher quand je rentrerai en France…
 
Sinon, le samedi après-midi je suis partie au village à Tourouba. Un de mes frère, Arzuma, m'a invité à un autre bal poussiéreux. On est arrivé là-bas vers 16h, durant l'après midi c'est les tanti et tonton qui dansent en buvant le mil. Ouh, je vous assure, ils savent bien boire, bien danser et bien ambiancer. Les danseurs forment un cercle en mouvement continu, d'un côté les mama, de l'autre les tontons et après se sont les enfants. Les musiciens sont au milieu et ils marchent en jouant devant tout le monde. Bon, je suis arrivée j'étais mal à l'aise; bien que je commence à être habitué. Beaucoup de gens étaient réunis sur cette place et je me sentais bien bien observé... Ensuite, on a commencé à m'inviter à venir danser. Pas à l'aise du tout. Dans traditionnelle ? Jamais fait... Je sentais bien que pour m'intégrer je devais me lancer alors au bout d'un moment, même si j'avais trop les boules j'y suis allée. Au début j'étais avec les hommes et à la fin j'ai fini par danser à fond avec les tanti. Ouaaaa c'était vraiment la fête. A la fin, on dansait dans le village, les mama secouaient le foulard sur moi et je dansais avec elles. Nan, c'était vraiment incroyable et ça à beaucoup plu. Tout le monde venait me remercier, ils étaient très contents que je me sois intégrée. Le soir, ca s'est fini par le fameux bal poussiéreux ou c'est de la musique de tout les jours d'içi qui passent. C'est surtout un moment pour que les jeunes se rencontrent, s'amusent ect... Je vous envoie une photo de cette soirée et une autre photo qui représente le lendemain sur la route avec Arzouma...

 
 Au guidon là, c'est un très beau cadeau qu'on m'a fait pour me souhaiter la bienvenue... On est entrain de voir avec tanti si on ne va pas faire des poussins bien qu'on sait très bien qu'on va la manger d'ici peu.
 
Dans mon secteur, il y a une alimentation qui a ouvert depuis 3mois. Je passe devant plusieurs fois par jours et au fur et à mesure j'ai bien sympathisé avec les gérants. Depuis un moment je m'y arrête juste pour discuter, me poser avec eux et regarder les gens passer. Avec un des gérant, Alfred, on s'entend très bien. A côté du magasin c'est un musicien et un de mes premier soir, il m'avait apprit à jouer d'un violon burkinabé (j'ai oublié le nom de l'instrument). Depuis on a bien sympathisé. L'autre soir, on est parti au cinéma. Ah ça, c'est vraiment bien. Il y a un cinéma dans le centre qui s'appelle le Ciné Palace. Son atout? C'est le plein aire. Ah vraiment, c'est super de pouvoir regarder un film dehors. Ce soir là, on était tombé sur un film indien. Heu, je ne veux pas dire mais c'était tellement nul. On en pouvait plus de rigoler de l'absurdité du film. Dites-vous qu'on est même parti avant la fin. En tout cas, on avait bien rigolé. Sinon, quand je passe au magasin pour acheter quelque chose, on commence à parler et on s'arrête plus. Le temps passe, passe, on parle de tout et de rien et j’arrive jamais à partir. Je suis contente parce qu'on est des bons amis et que ca me fait du bien de partager des histoires avec quelqu'un. L'autre jour, on disait pour rigoler que je pouvais travailler avec lui et finalement c'est ce qui s'est passé hier soir, on a bossé ensemble quelques heures. Ca permettait aussi de les aider en remplaçant une fille car ils font des journées de 7h à 23h. En tout cas, c'était vraiment marrant avec les clients, ils demandaient tous si je travaillais vraiment là. On espère que ça les ferra revenir acheter quelque chose.
 
Et sinon comme cadeau pour mes deux mois au Burkina j'ai reçu: le palu. Ca faisait un bon moment que j'étais fatiguée et j'ai commencé à avoir des vertiges et la vision trouble. Ducoup; vendredi pendant le service, c'était pas ça==> Goutte épaisse. Résultat: Positif. Dr Zala m'a prescrit un antipalu pendant 2jours et j'ai loué une chambre dans un batiment de la clinique qui sert à acceuillir les chirurgiens occidentaux lors des opérations. Il y a un bon lit, une clim, une douche, des toilettes et même une cuisine pour que je prépare mes légumes. Ah vraiment c'est le confort et donc depuis vendredi soir, je passe mon temps à dormir et manger un peu un peu. J'ai du oublié 2 ou 3 fois de prendre l'antipalu et avec la fatigue les moustiques m'ont pas loupé. Bon c'est comme ça, heureusement je ne l'ai pas en sévère. J'ai juste une grosse fatigue avec quelque symptomes mais rien de bien bien méchant. Ducoup, je sais pa si je vais quand même partir au Togo la semaine prochaine... vu mon état, ça risque d'être annulé, voir reporté.
 
Voilà voilà, des nouvelles toutes "fraiches" d'içi. Et chez vous?
 
 
Bises, Margaux

jeudi 21 juin 2012

Témoignage de Abdou Dramane Ouedraogo, chef du service culture et sport de la ville de ouahigouya en mission du 27au9 juin


"j'ai séjourné du 27 mai au 9 juin 2012 à chambery dans le cadre d'une mission de service culture et sport grâce à la coopération chambery Ouahigouya.
j'ai été très bien reçu par le personnel de l'association chambery-Ouahigouya. je n'ai pas eu de difficultés pour mon logement et ma restauration.
le programme de séjour a été bien chargé. j'ai rencontré des personnes très sympathiques et disponibles avec qui j'ai eu des échanges sur la culture et le sport.


j'ai appris beaucoup à travers ces entretiens. cette mission contribuera énormement à améliorer mes prestations de service. je ferai des inovations dès mon retour dans mon service.
ce qui m'a beaucoup touché c"est la gentillesse des personnes que j'ai rencontrées à chambery. chacune est prête à partager ses connaissance dès que je manifeste le besoin. le dynamisme de l'équipe des salariés de l'association chambery -Ouahigouya est à saluer. je retiens de ce voyage l'amour des Hommes. Quand on aime on est prèt à tout donner. j'ai été aimé et moi je puis vous assurer que je vous aime tous.
Merci Merci Merci"
Abdou Dramane Ouedraogo

Objectifs globale de mission :

-      Découverte du Contexte, de la ville de Chambéry
-      Rencontres avec des acteurs locaux intervenants dans le domaine de la culture et du sport à Chambéry
-      Échange et réflexion autour de la place et du rôle d’une collectivité française dans l’accompagnement d’une dynamique culturelle et sportive sur un  territoire.
-      Préparation du festival ZOODO et LAFI BALA


Rencontres effectuées :

- Elus culture et sport : Jean Pierre Ruffier, Yves Barboussat
(Politique de la ville en terme d’accompagnement des acteurs et d’équipement culturel et sportif )
- Chefs de service culture animation et sport : Véronique Fontaine Atlan, Christophe Valentino (Traduction des orientations politique en terme de projets de service. Contraintes et avantages de l’accompagnement municipal, gestion subventions, aspects pratiques..etc)
- Contexte culturel départemental  : Anne Bernhard CG 73
(Présentation de l’état des lieux quantitatif, qualitatif et des préconisations menées par le conseil général en octobre 2011 sur le paysage culturel départemental.)
- Techniciens municipaux : Médiateurs culturel Scarabée,  intervenants sportifs,
- Etablissements culturels municipaux ou affiliés : cité des arts (directeur et agents)
-  Acteurs culturels conventionné avec la mairie : APEJS, MJC
- Autre expériences municipale : Municipalité de la motte Servolex
 - Intégration dans l’équipe d’organisation du marché de continents
-     Participation à l’organisation d’un concert a la soute 
- Participation au CA : présentation du programme culture + zoodo
- Participation à la reunion de préparation Zoodo
- séances de travail technique avec équipe technique de la coopération :

 

lundi 18 juin 2012

Photos de l'assemblée génerale du 15 juin 2012

L’assemblée Générale Ordinaire de l’association Chambéry-Ouahigouya s’est déroulée le vendredi 15 Juin 2012 à la Salle Municipale de la Bisseraine. L’ensemble des activités menées dans le cadre de la Coopération décentralisée de la Ville de Chambéry avec la Ville de Ouahigouya (Burkina Faso) ont été présenté. Les élections du nouveau conseil d’administration ont eu lieu.
 A l’issu de cette rencontre, les membres se sont réunis d’un barbecue convivial.
Le bilan des activités est disponible sur demande.

















mercredi 6 juin 2012

le marché des continents : Rendez vous dans deux ans !

© Gilles Garofolin

C'est un micro-climat qui s'est installé sur le Jardin du verney Vendredi et samedi dernier. "Une fenetre meteo" idéale puisque la pluie orageuse de samedi soir ne s'est mise à tomber qu'une heure apres le dernier spectacle.

Pendant deux jours, le public chambérien s'est complétement approprié son jardin. Près de 10.000 visiteurs se sont retrouvés pour découvrir les 99 associations à vocation internationale (représentants 42 pays) , participer aux 20 concerts et spectacles organisés, écouter les conférenciers de la "tente à palabres" ou encore pour déguster des spécialités du cambodge, des comores, du sénégal, du maroc, d'allemagne, du japon et de bien d'autres contrées... Les associations participantes se sont mobilisées comme jamais pour accueillir les visiteurs.
Près de 5000 personnes se sont regroupés pour participer aux concerts de vendredi et de samedi soir. Nabil Baly Othmani, Soleya, Gadjenko et La Chiva Gantiva ont réussi à captiver l'attention du public et les ont transportés en Colombie, dans le desert sud-algérien, quelque part en Europe de l'Est en passant par l'andalousie.

Rendez vous dans deux ans pour la 17ème édition !
Merci à tous les participants et partenaires et surtout un grand merci au public !

Un partenariat fructueux au profit des populations

1991 – 2012. Cela fait plus de 20 ans que la commune de Ouahigouya est en coopération décentralisée avec Chambéry, une ville du Sud-Est de la France. Un partenariat qui a permis aux deux parties de mieux se connaître pour mieux s’entraider. De nos jours, le chapitre des réalisations vient de s’enrichir avec deux grands projets : un Programme eau au profit des 37 villages de Ouahigouya et l’Appui à la mise en œuvre de la politique culturelle de la commune de Ouahigouya.


« Le problème d’eau est une réalité dans nos villages malgré les efforts de l’Etat et de la commune. Ce nouvel élan de solidarité vient enlever une épine de notre pied. Nous ne tarirons pas d’éloges à l’endroit des généreux donateurs. De nombreuses familles souffrent, surtout les enfants, de maladies diverses d’origine hydriques parce que ayant consommé de l’eau sale » Paroles de Ouédraogo Mariam, au nom de toutes les femmes des 37 villages bénéficiaires du programme du Programme eau. C’était dans le village de Youba, le samedi 25 février 2012, lors du lancement officiel du programme. Ces paroles traduisent toute la réalité des problèmes que rencontrent les populations de la commune dans la quête de l’eau potable. Dans la ville, les robinets sont secs. Aux villages, beaucoup de puits, s’ils n’ont pas encore tari, restent tout de même avares en eau. Le programme Eau de Chambéry est donc la bienvenue. Le premier adjoint au maire de Ouahigouya s’en réjouit : « Premières à se lever et dernières à se coucher, les femmes finissent elles-mêmes par tomber malades. L’apport de Chambéry dans ce programme est vraiment une délivrance ».
Réalisation de forages neufs dans les 37 communes de la ville; organisation de séances d’animation dans les villages ; renforcement de la capacité de maîtrise d’ouvrage communal dans le domaine de l’eau potable. Ce sont là, les principales activités du programme d’approvisionnement en eau potable de la commune de Ouahigouya. Il est également prévu dans sa mise en œuvre des réhabilitations d’anciens forages, la constitution d’associations d’usagés de l’eau (AUE) et la mise en place suivie de la formation d’une équipe d’animation.
La coopération décentralisée Chambéry Ouahigouya est très souvent citée en exemple. Elle est particulièrement dynamique et touche plusieurs domaines socioculturels et économiques à Ouahigouya. Cette amitié entre deux territoires du Nord et du Sud fait parler d’elle à l’internationale à travers le fameux Festival Lafi Bala qui met en lumière les potentialités culturelles du Burkina Faso.

 La commune de Ouahigouya, avec toujours l’accompagnement de Chambéry, a décidé d’instituer une activité culturelle de l’envergure de Lafi Bala : le festival Zoodo. Il est prévu pour se dérouler du 1er au 4 novembre 2012. « L’organisation est participative. Nous avons mobilisé plusieurs sensibilités différentes pour sa réussite. Il s’agit notamment des agents de la ville, des associations, des artistes, les médias, la sécurité, la santé et le ministère de la culture à travers sa direction régionale. En ce moment, les préparatifs vont bon train » relève le 1er adjoint au maire de Ouahigouya avec satisfaction puis de préciser que le projet en pleine élaboration séduit par la richesse des activités prévues au programme. « Le festival Zoodo n’est pas un calque de Lafi-Bala, nous voulons lui donner une identité propre à Ouahigouya. En plus du marché d’expositions d’œuvres d’art, du concert géant, les animations en plein air, les arbres à palabres, la buvette, le maquis, nous comptons inclure une excursion touristique, une compétition culturelle et sportive avec les scolaires ». Seulement, des difficultés ne manquent pas. « Nous ne sommes pas habitués à des organisations de festivals. Il y a un certain nombre de fonctions qui devront être confiées à des spécialistes, dans l’organisation » explique Issiaka Sawadogo, Coordonnateur de l’association Chambéry – Ouahigouya.

David-Hiver Ouédraogo ( chargé de communication de la ville de Ouahigouya)